PETROZ ANTIQUES & FINE ART GALLERY
MODERN & CONTEMPORARY ART
 

Vincent Van Gogh
Self-Portrait

Rembrandt van Rijn (1606-1669)
Self-Portrait as the Apostle Paul, 1661.
Rijksmuseum, Amsterdam

“It is legitimate to think that van Gogh was inspired by its favourite’s painters for the art of portrait, Rembrandt and Delacroix.”

From introduction:

Bogomila Welsh-Ovcharov.

Musée d’Orsay.

2 Février – 15 Mai 1988

Van Gogh a Paris.

Edition de la Réunion des Musées Nationaux, Paris 1988.

 



 

« Histoire de moi ou l’histoire des autoportraits»
par Yves Calméjane
Pages 224-225
Un quarantième autoportrait ?
Il reste d’ailleurs beaucoup de choses à découvrir sur l’un des peintres les plus connus au monde. Un jeune amateur d’art, Jules Petroz, a découvert dans un marché aux puces un portrait qui pourrait dater de l’époque parisienne de Van Gogh. Si c’était un autoportrait, ce serait le quarantième. Le petit tableau a du caractère, la palette est sombre et le personnage représenté est bien amaigri et pourrait correspondre au peintre lorsqu’il est arrivé à Paris et fut hébergé par son frère Théo. Il n’avait pas d’argent et venait d’Anvers dans un triste état physique. On a peu d’informations sur cette période, l’essentiel étant fourni par les lettres que s’écrivaient les deux frères. Ce n’est pas le style des premiers autoportraits de Paris, mais Vincent Van Gogh faisait tant d’essais. Après une brouille avec Agostina Segatori, il revint au Tambourin pour récupérer certains de ses tableaux ; hélas ! Le cabaret avait fermé, la belle tenancière était partie et les tableaux vendus pour quelques francs à un brocanteur…
Certains de ses tableaux ont-ils survécu ?
Le tableau est présenté ici pour permettre au lecteur de se faire une opinion.
Et pour l’amour de l’art.
Yves Calméjane

 

Un brocanteur futé déniche un Van Gogh

Un brocanteur a fait l’acquisition d’un tableau qui pourrait valoir des millions.

L’histoire de Jules Pétroz a fait le tour du monde. Son premier chapitre du moins. En 1997, ce brocanteur achète pour 20 fr., aux puces de Plainpalais, une «croûte» sous laquelle il découvrira un nu peint par Manet. Le tableau du maître impressioniste repose aujourd’hui dans un coffre d’une banque genevoise. Un autre l’accompagne. C’est le deuxième chapitre de ce qui pourrait être l’incroyable destin de Jules Pétroz.

Quelques années plus tard, le Genevois tombe sur le portrait d’un homme émacié, aux moustaches fines. Coup de cœur. Il le rachète à l’antiquaire qui le possède. Plusieurs indices font penser à Jules Pétroz qu’il a déniché un autoportrait de Van Gogh. Cote sur le marché de l’art: 50 millions. «Moi je reste prudent, dit Jules Pétroz. Je ne dis pas qu’il s’agit d’un Van Gogh. Je veux juste être fixé.»

S’agit-il d’un portrait de la période parisienne (1886-1888)? Le personnage représenté est émacié. A cette époque, Van Gogh, malade, frôle la mort. Le personnage porte des habits dans lesquels Van Gogh s’est peint, dans des autoportraits reconnus. La toile utilisée correspondrait à celles, tissées à la main, de l’époque. «Il y a 26 autoportraits connus pendant son séjour parisien, reprend Jules Pétroz. La plupart sont réapparus accidentellement.»

Pour le Musée Van Gogh d’Amsterdam qui s’est prononcé sur photo, le tableau ne vient pas du maître. «Mais il est réputé pour sa grande réserve», selon le brocanteur. Un expert parisien a d’abord donné une réponse positive avant de se rétracter. Mais, vérifications faites par Jules Pétroz, l’expert a été inexact sur plusieurs points de la biographie parisienne de Van Gogh. Autre possibilité: il s’agirait d’un portrait de Van Gogh peint par son colocataire lutécien.

David Haeberli